Que se passe-t-il dans l’organisme lorsque l’on jeûne ?

Définition du jeûne

« Jeûner est la capacité de vivre pendant un certain temps de la nourriture mise en réserve sous forme de graisse dans le corps.

Décidé librement et effectué dans le respect de la physiologie, il peut être une thérapie et un chemin de spiritualité »

Françoise Wilhelmi

 

L’hiver et principalement à la fin de l’hiver dans nos pays, est la période où il y a peu de nourriture locale. Les fruits du printemps (fraises cerises) n’ont pas commencé, le choix de légumes au potager est très limité, la nature nous invite donc à faire cette pause bénéfique pour le tube digestif et pour tout l’organisme. Mais avec le pétrole on trouve dans les magasins des fruits et des légumes toute l’année ou que l’on soit, et notre organisme a perdu l’habitude de faire ce nettoyage annuel. Il est donc bon de le provoquer régulièrement et nous ne sommes plus contraints de le faire en hiver lorsqu’il fait froid. A n’importe quel moment de l’année, nous pouvons jeûner, il suffit juste de s’y préparer et de se donner le temps nécessaire.

 

L’organisme privé de nourriture et donc d’énergie, doit aller se servir à la carte dans ses réserves. Il puise dans les ressources dont il dispose pour faire face à ce manque de « carburant ».

Le premier jour :

En premier, le corps utilise le glucose disponible dans le sang.

Ensuite il va chercher le sucre qui est stocké dans le foie sous forme de glycogène.

Les hormones se modifient.

Jour 2 jusqu’au jour 5 :

Les réserves de glucose et glycogène sont épuisés assez rapidement.

Les cellules vont puiser dans les tissus adipeux (la graisse) et les tissus musculaires et transformer les protéines en glucose. Cette transformation s’appelle la néoglucogénèse.

Après le jour 5 :

Le corps va épargner son stock de protéines.

Le foie et les reins vont fabriquer des molécules de substitution que l’on appelle les corps cétoniques.

Ces corps cétoniques vont être utilisés par le cerveau à la place du glucose. Cela s’appelle la cétogénèse.

Cela peut continuer plusieurs jours et même plusieurs semaines. L’important est de ne pas forcer et de s’entraîner à jeûner de façon progressive.

C’est une démarche spirituelle de bien-être. Gandhi a utilisé le jeûne comme un ressourcement spirituel afin de pouvoir continuer sa lutte. Il disait : « Le jeûne est pour le monde intérieur ce que les yeux sont pour le monde extérieur. »

Nous avons la capacité de percevoir d’autres réalités en état de jeûne que nous n’avons pas avec l’estomac plein.

On ressent que cela fait du bien au corps, même si parfois ce n’est pas toujours agréable. Mais plus la préparation a été suffisante et plus les désagréments du jeûne sont discrets.

Une fois que l’on a jeûné on se sent mieux, mais si ensuite on se remet à manger n’importe quoi, les soucis reviennent. Le jeûne n’est pas une baguette magique !

Il est important de profiter de cette pause alimentaire pour repenser son alimentation et diminuer ou peut-être même supprimer certains aliments toxiques comme les excitants, les plats tout prêts contenant des substances chimiques (colorants, conservateurs, rehausseurs de goût etc…), l’alcool, le tabac et toutes les drogues en général, les produits animaux, les boissons sucrées, le sucre industriel, le sel, les huiles classiques etc.

A la place, consommer plus de fruits frais et des légumes crus, des oléagineux, des algues, des jus de légumes frais. Remplacer le sel par de l’eau de mer, le sucre par du miel de bonne qualité.

Remplacer les médicaments chimiques de confort par des plantes, des tisanes ou des soins de naturopathie ou hygiénistes.

Pratiquer le jeûne de façon régulière, il n’en sera que plus agréable. Par exemple 1 jour par semaine, 1 semaine 2 fois par an etc.

Renforcer votre organisme par le chaud et le froid, l’exercice physique dans la nature etc.

Je vous souhaite une très belle santé à tous.

 

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