Préparation au jeûne et reprise alimentaire après le jeûne

La meilleure période pour jeûner, physiologiquement parlant, serait l’hiver car la nature est moins abondante. Mais il est important de ne pas avoir froid.

Nos maisons et appartements sont plutôt bien chauffés. Aussi nous pouvons, en fait, jeûner n’importe quand.

Les changements de saison sont favorables aussi au nettoyage interne : le printemps et l’automne. L’été convient bien aussi aux frileux, toutefois si vous détoxiner beaucoup et que vous buvez de l’eau, vous pouvez avoir froid même s’il fait 30°. Bouillotte,  lampe à infrarouge ou  sauna à infrarouge lointain seront très bénéfiques pour vous réchauffer à l’intérieur.

Il est important et prudent de faire une programmation de son séjour de jeûne. Elle permettra de se fixer des objectifs spécifiques.

Au minimum, la semaine précédent votre cure de jeûne, commencez une descente alimentaire et préparez vous mentalement.

Se coucher tôt, se relaxer, sinon au début du jeûne, le corps va commencer par rattraper le retard de sommeil.

Relâcher les tensions, avant d’entreprendre la détoxination..

Prenez du psyllium 1 à 2 cuillères à café chaque jour avec beaucoup d’eau ou laissez le gonfler dans de l’eau avant absorption.

Préparez-vous avec le jeûne intermittent. Ne mangez rien et ne buvez que de l’eau pure ou ne buvez rien du tout ( petit jeûne sec), comme vous le sentez, le matin jusqu’à votre premier repas de la journée qui sera selon votre mode de vie, à 12, 13, 14 heures ou plus…

C’est une habitude que je vous encourage à garder car elle est extraordinaire : On jeûne après le dernier repas du soir jusqu’au premier repas du lendemain après midi. Il est bon de rester au moins 16 heures sans manger par 24 heures et cela tout le temps.

Ceci représente une excellente préparation et une habitude saine pour que votre organisme puisse se nettoyer et se régénérer plus longuement quotidiennement.

Ensuite le but est d’éviter d’apporter des toxines à notre organisme ou des aliments qui sont lourds, difficiles à digérer ou qui laissent des déchets qui s’accumulent dans nos tissus.

Pour les débutants , quelques jours de préparation, 3 jours de jeûne, 3 jours de demi-jeûne et quelques jours de reprise progressive seront parfaits.

Pour un jeûne complet, comptez une semaine de préparation au minimum, une semaine de jeûne, une semaine de demi-jeûne (petites collations l’après midi) et une semaine de reprise alimentaire progressive. Un mois d’attention pour prendre soin de vous. N’est-ce pas formidable ?

Cette cure peut se faire une ou deux fois par an ou tous les 3 – 4 mois si vous avez une pathologie, un gros encrassement ou si vous êtes très acidifié. Dans ce cas, prévoyez une préparation beaucoup plus longue.

Mais pour un jeûne thérapeutique il est souvent préférable de prévoir des jeûnes plus longs, lorsque vous aurez l’habitude.

L’absence de médicament est souhaitable pour entreprendre un processus de désintoxication et de régénération. Si vous avez un traitement, voyez avec votre médecin (si c’est possible un médecin hygiéniste) – les possibilités de les diminuer, puis éventuellement de les abandonner sans engendrer de crises trop dangereuses. En jeûne les médicaments sont beaucoup plus efficaces, il est prudent d’en parler avec votre spécialiste.

Parfois ce choix de les abandonner pour opter pour la voie hygiéniste est un choix et un pari personnel, que nul ne peut faire à votre place.

Envisager un jeûne avec médicaments brident en effet les crises d’élimination, alors que le jeûne favorise leur développement pour aller vers l’état de santé, si le jeûneur n’est pas placé en situation irréversible, ce qui est rare, mais probable parfois, d’où la difficulté pour décider de jeûner dans certaines conditions.

La préparation et la reprise alimentaire se fait en principe chez vous, même si vous vous faite accompagner pour le jeûne et demi-jeûne.

Toutefois, j’accepte de prendre des personnes en préparation à CureNature si elles n’ont pas pu le faire correctement chez elles, car la préparation réduit totalement les apports toxiques alimentaires, amorce la détoxination, permet souvent d’arrêter les médicaments de confort, la cigarette etc… prépare le tube digestif à se mettre au repos, perdre du poids lorsqu’on en a besoin. Elle atténue les effets désagréables des premières crises d’élimination.

Instinctivement notre organisme aura tendance, après le jeûne à revenir à l’alimentation qu’il avait avant le jeûne. Il est donc important que celle-ci soit le plus saine possible.

Certaines personnes me demandent aussi de faire quelques jours en reprise alimentaire afin de repartir d’un bon pieds et bien amorcer cette reprise souvent si délicate et pourtant si importante.

Dans ce cas je propose une reprise avec l’instinct et l’alliestésie (votre corps vous donne un signal lorsqu’il ne peut plus secréter les enzymes nécessaires à la digestion de l’aliment que vous êtes en train de manger, je vous accompagne pour savoir reconnaître ces signes). Je propose un repas de fruit (maximum 2 variétés différentes mais autant de fruits que l’on souhaite pour chaque variété choisie) et/ou de légumes en milieu de journée, rien avant 12 heures à part de l’eau et si vous le souhaitez de la casse fistula, avec la possibilité de boire de l’eau ionisée alcaline en permanence.

Le soir je propose de choisir (jamais mentalement mais avec son nez) une sorte d’aliment concentré, riche en protéines ou en lipides), végétarien ou pas, chacun est libre. Cela peut être de la viande ou du poisson crus, demi-sec ou séchés à moins de 40° au déshydrateur, des produits marins, des graines germées, des oléagineux, des olives natures, des avocats, des champignons etc…

Le repas du soir sera suivi d’autant de légumes que l’on souhaite jusqu’à satiété et à la croque.

Cette façon de procéder ne comporte aucun aliment transformé (mis à part un séchage éventuel à moins de 40°).

D’après Dominique Guyaux (voir l’article sur les télomères : https://www.curenature.fr/revelations-jeune-de-dominique-guyaux/), l’alimentation sensorielle comme il la nomme, est la meilleure façon de régénérer ses télomères (extrémité des chromosomes), donc de retarder le vieillissement.

Enfin cela garantie une reprise progressive sans excès, et surtout de se diriger en douceur vers une alimentation de qualité, physiologique, qui vous permettra de prolonger les bons effets de votre jeûne sur plusieurs semaines à plusieurs mois.

Tous les aliments sont biologiques et crus.

« Voilà pourquoi je voulais écrire cet article : pour que plus jamais un jeûneur ne fasse l’erreur de sortir de jeûne en consommant des aliments transformés.

Manger cru pendant quelques semaines après un jeûne est déjà un point. Au moins le temps que l’organisme puisse se reconstruire avec des ressources alimentaires adaptées à ses besoins. Ceci fait, même si vous consommez à nouveau des aliments transformés, votre organisme, renforcé par cette cure de jouvence, va résister bien plus longtemps aux méfaits de l’alimentation transformée.

L’idéal, bien sûr, étant d’en profiter pour changer radicalement de mode alimentaire et ne plus consommer d’aliments transformés, ou tout du moins le plus rarement possible. »

Dominique Guyaux, extrait de l’article: https://www.curenature.fr/revelations-jeune-de-dominique-guyaux/

Comment faire cette préparation ?

Modifier l’alimentation en supprimant les aliments malsains progressivement, comme les excitants, l’alcool, la cigarette, les produits chimiques, et par voie de conséquence, tous les plats préparés du commerce, le sucre, le sel, le gluten et les produits laitiers.

Bien veiller à ne pas consommer d’aliments très salés et acides :

– supprimer complètement tout ce qui contient du sel : conserves, olives, sauces et plats préparés, fromages, pains, biscottes, etc …

– supprimer tout ce qui contient des acides : vins, vinaigres, conserves, cornichons, moutarde, sauces et aussi les fruits pas assez mûrs, les agrumes acides, les jus du commerce, fruits en conserves, confitures, … l’attirance pour les aliments acides est une compensation à l’excès d’aliments gras. Donc, diminuer ou arrêter : l’huile, les oléagineux etc. au moins les trois derniers jours avant de jeûner.

– éviter aussi les boissons très chaudes et très froides ainsi que les crèmes glacées et les sorbets, (le foie n’aime pas cela), mueslis, compléments alimentaires…

– manger cru le plus possible, tous les fruits et légumes et protéines végétales.

– diminuer les aliments concentrés, et augmentez les aliments plus juteux.

– manger les aliments crus et juteux au début du repas, et non l’inverse : par exemple, les fruits, salade verte, concombres et autres légumes crus, en début de repas, et non à la fin.

Buvez de l’eau pure et peu minéralisée ; Montcalm, Mont Roucous (mais attention au problème des bouteilles plastiques), de l’eau osmosée, de l’eau purifiée au charbon actif de bambou, ou encore de l’eau ionisée alcaline si vous en avez la possibilité.

Si vous avez l’habitude de prendre un petit déjeuner, commencer par réduire les ingrédients et les quantités et le décaler pour le prendre plus tard vers 10h30 ou plus tard et dans quelques temps, supprimez le.

Pour un jeûne hydrique, la sagesse est de boire ni trop ni trop peu. Un à 2 litres d’eau devraient suffire en moyenne.

Pour un jeûne sec de 1 à 3 jours, il suffit simplement de vous y être entraîné de temps en temps, le matin par exemple ou un jour par semaine depuis quelques semaines ou quelques mois. Mais si vous souhaitez faire un jeûne sec plus long, demandez-moi les renseignements pour une préparation spécifique.

Dans tous les cas, prenez grand soin de votre colon et si vous faite 2 repas par jour, vous devriez avoir 2 selles par jour.

Faite des lavements tranquillement chez vous chaque jour de votre préparation:

Utilisez de l’eau tiède pure sans chlore dans une poche à lavement qui contient 2 litres, et videz l’air du tuyau à l’aide du petit robinet. Accrochez la poche avec l’eau dedans à environ 1 mètre au dessus de vous (à une fenêtre, porte etc). Allongez-vous sur le côté gauche et enfoncé la canule longue dans votre rectum préalablement tartinée de graisse de coco ou d’huile alimentaire. Ouvrez le robinet doucement et laissez l’eau pénétrer aussi longtemps que c’est confortable. Si vous sentez le besoin d’évacuer, fermez le robinet, mettez-vous sur le dos et massez doucement votre ventre de gauche à droite au niveau du nombril, pour aider l’eau à avancer. Détendez-vous et si cela va mieux ouvrez à nouveau le robinet doucement et continuer. Sinon, enlevez la canule et allez aux toilettes pour évacuer et recommencer l’opération. Vous pouvez recommencer autant de fois que vous le souhaitez surtout s’il y a encore des selles qui sortent. 

Si vous le pouvez faite aussi une hydrothérapie du colon chez un bon thérapeute juste avant de jeûner ou les tous premiers jours du jeûne. On dit qu’une hydrothérapie équivaut à 14 lavements!

Si vous jeûner longtemps il sera bon aussi de refaire une hydrothérapie du colon en milieu de demi-jeûne ou des lavements.

J’espère que ces recommandations vous seront utiles pour amorcer votre jeûne dans les meilleures conditions.

Hélène Prunier

2 Replies to “Préparation au jeûne et reprise alimentaire après le jeûne”

  1. Nous avons passé quelques jours chez Hélène afin de faire découvrir la pratique du jeûne à ma fille qui n’en avait jamais fait. Nous avons beaucoup apprécié le lieu, les soins proposés et l’environnement. Hélène est une personne très prévenante et bienveillante. On se sent en sécurité car Hélène prend le temps de nous guider, nous expliquer les différents stades du jeûne, du demi jeûne et de la reprise alimentaire.
    Nous avons aussi pratiqué une hydrothérapie du colon chez Suzanne.
    Ma fille a été conquise par cette nouvelle expérience qui lui a permis de se rendre compte qu’elle pouvait rester sans manger plus d’une journée et qu’elle renouvellera sereinement.
    Quant à moi, j’ai prévu que je retournerai chez Hélène avec mon mari.

    1. Merci Valérie, Quand tu veux avec ton mari que l’on chouchoutera…
      Hélène

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