Témoignage sur le jeûneAbstract : Une semaine de jeûne, bilan et enseignements par Frédéric
Frédéric est dessinateur et il a réalisé ce dessin et bien d'autres pendant son jeûne.
Nous avons réalisé en couple un jeûne d’une semaine en gîte spécialisé, malgré les défis du voyage et la fibromyalgie. Objectifs : réduire l’inflammation, perdre du poids (6 kg atteints) et distinguer faim réelle et fringales. Les premiers jours, la faim cède la place à une fatigue intense liée à la détoxination cellulaire. Le demi jeûne de la fin, progressif et intuitif, est marquée par des vomissements, signe d’un corps encore en nettoyage. Cette expérience a encore plus transformé notre rapport à l’alimentation, favorisant simplicité, attention et gratitude. Un apprentissage exigeant, mais riche en prise de conscience. Bilan d'une semaine de jeûne hygiénisteNous avons décidé avec ma compagne de faire un jeûne d’une semaine. Nous pensions que ce serait difficile de le faire chez nous, tentations, rencontrer des amis, avoir à chaque fois à justifier le fait que nous ne mangions pas etc. Nous avons donc pris une semaine de vacances pour le faire dans le gîte d’une accompagnatrice spécialisée dans le jeûne hygiéniste sec ou hydrique. Petit soucis, je souffre d’une fibromyalgie, et les trajets un peu longs en voiture sont un peu compliqués. Et là, naïvement nous n’avions pas vérifié mais il y avait 5 heures de route, en plus, malgré la fin de saison (mi-septembre 2025), autoroutes surchargés et temps mauvais. Objectifs : Au delà du but habituel d’un jeûne un peu long (bienfaits sur le métabolisme avec entre autre une possibilité de diminution de l’inflammation corporelle) il y avait aussi pour moi l’éventuelle perte de poids par diminution de la masse grasse et le fait de mesurer ce qu’est la faim, par rapport aux fringales que je peux avoir en soirée, sachant que le corps n’a pas besoin de nourriture supplémentaire. Nous avons déjà une alimentation plutôt équilibrée, végétarienne (sans dogmatisme) et de quantité raisonnable (nous mangeons dans des petits bols, le repas étant entièrement présent devant nous). J’ai déjà pratiqué ce type de jeûne il y a un certain temps, à l’époque je bossais, j’avais repris des études, me déplaçait beaucoup et toujours en vélo. J’avais quasiment autant d’énergie mais elle était beaucoup plus longue à se mettre en route en douceur. Mais le dernier jeûne ne s’était pas très bien terminé car j’avais trop de pression professionnelle et le corps n’avait pas trop apprécié et me l’avait fait savoir, le moment n’était pas le bon. Aujourd’hui, je pense qu’il l’était. Notre descente alimentaireNous avons commencé une descente alimentaire (manger de plus en plus léger) pendant une petite semaine et cela n’a pas été trop difficile, d’autant plus par le soutien mutuel avec ma compagne. Fatigue du voyage et lieu d’accueil : La première difficulté a été le voyage qui a réveillé encore plus mes douleurs habituelles, je suis donc arrivé dans un piteux état. Même si le temps était un peu plus froid et humide par rapport à chez nous et la chambre un peu froide (je suis plutôt frileux et d’autant plus dans une situation de jeûne) nous étions dans un endroit idéal, calme, chambre parfaite, paysages magnifique. Nous nous sommes retrouvés avec trois autres personnes qui faisaient la même démarche. Premiers jours, la faim :Le jeûne a commencé tout de suite. En fait pendant presque une journée nous n’avons pas bu, parce que nous n’en ressentions pas le besoin, c’est le soir que nous nous sommes faits la remarque. Sachant que nous voulions faire un jeûne hydrique. Ce fut donc un début par un court jeûne sec. Par contre, pendant la moitié de notre séjour nous avions une bouche très pâteuse, le corps se détoxinant utilise plusieurs émonctoires, et la muqueuse de la bouche en est un. Nous nous lavions « les dents » (la bouche) plusieurs fois dans la journée. Les deux premiers jours, la faim m’a accompagné toute la journée. Mais cela passait aussi régulièrement et m’a vraiment permis de prendre conscience de cette « habitude », désir de manger mais qui n’était pas un besoin vital du corps. Le premier point de mon objectif était atteint. Le troisième jour cette sensation a disparu, je n’avais plus faim. La fatigue du « nettoyage » : J’ai pu ressentir petit à petit que dans mes organes qu’il y avait du « chamboulement ». Il faut savoir que nous jeûnons tous, tous les jours. En effet la nuit, sans nourriture, il y a une sorte d’autophagie, ce processus qui permet aux cellules de se débarrasser de leurs composants endommagés ou inutiles. C’est un véritable nettoyage cellulaire. On a tous fait le « grand ménage » dans une maison, c’est assez épuisant. Donc la nuit était favorable à ce grand nettoyage, mais du coup très rapidement, nous dormions très mal, sentant le corps bouger intérieurement, nous nous endormions souvent qu’au petit matin. Matinée que nous passions au lit pour prolonger cette sensation de repos nocturne pour qu’il continue le nettoyage. Fragilité : Cela s’est rapidement additionné d'un sentiment de faiblesse, toute l’énergie du corps était principalement centrée sur l’abdomen, et je devais me lever doucement, car cela tanguait. Les premiers jours j’ai pu faire du qi gong matinal et même un peu de gym, mais j’ai du arrêter rapidement sentant que je n’avais pas l’énergie suffisante. Ces moments assez désagréables pourraient paraître inquiétants pour une personne qui n’a pas trop de conscience de son corps, d’où l’importance de le faire dans un lieu encadré et libéré des soucis du quotidien. Le demi-jeûneAvant la reprise alimentaire il y a deux-trois jours de demi-jeûne. Il s’agit en fait de prendre par exemple trois collations dans l’après-midi, toutes les deux heures. Ici nous l’avons fait à la manière « instinctothérapie », c’est-à-dire que nous avions un panier de légumes crus que nous sentions à l’aveugle, jusqu’à trouver celui qui nous faisait saliver. Mais pour ma part la faim et le goût aux aliments n’étaient pas présents. Alors que je voulais avoir plutôt un légume sucré (pour contrebalancer cet effet vaporeux) comme la carotte, j’ai mangé une demie tomate. Le goût était bon, pas trop acide, mais j’ai rapidement été saturé. Puis 2cm de carottes et le soir nous avions des fruits, ce fut donc un quart de poire. Je pense que j’ai repris ce demi-jeûne trop tôt, le corps était encore en détoxification puissante et n’avait pas besoin de prendre de la nourriture. Mais cela me paraissait idoine pour récupérer des forces pour le trajet de retour. Le lendemain cela s’est transformer en nausées à la vue de la nourriture. J’ai quand même pris un fond de bol de bouillon de légumes et pour l’autre collation un demi cracker maison aux courgettes et champignon (délicieux) et un autre à la tomate. Grand nettoyage : La nuit a été encore plus difficile que les autres et je suis allé plusieurs fois vomir. Heureusement nous avons toujours une trousse de secours d’urgence d’homéopathie et le fait de prendre deux types de granules a calmé le tout et m’a permis de dormir en fin de nuit. Notre retourAprès avoir perdu 6 kg (second objectif atteint) est venu le temps du retour. Le lendemain nous avons pu reprendre la voiture, nous relayant sur l’autoroute avec ma compagne, mais, bien que les conditions de circulation étaient bien meilleures qu’à l’aller, le voyage fut fatiguant pour moi qui suis plus sensible du fait de ma pathologie. La reprise alimentaireDernière étape de la cure de jeûne, la reprise alimentaire. Après une journée intermédiaire, nous avons commencé la reprise alimentaire. Très progressive, cherchant les aliments qui nous donnaient envie. Nous mangeons encore très très peu, mais nous sentons que le corps a un nouveau rapport à l’alimentation, moins dans l’avidité et plus dans la conscience qui nous plaît bien. ConclusionEn fin de compte, ce jeûne d’une semaine a été une véritable expérience de reconnexion avec mon corps et mes sensations. J’y ai trouvé autant de difficultés que d’enseignements. J’ai appris à distinguer la faim réelle de l’envie de manger, à accepter la fatigue comme un signe de travail intérieur, et à faire confiance au processus de nettoyage que le corps met en place naturellement. Même si certains moments ont été éprouvants, je ressors de cette aventure plus léger, non seulement dans mon corps, mais aussi dans mon rapport à l’alimentation. Cette parenthèse m’a permis de prendre conscience qu’il est possible de vivre autrement le rapport à la nourriture, avec plus de simplicité, d’attention et de gratitude. Nous sommes très heureux d’avoir fait cette expérience dans un endroit adapté. Nous ne sommes pas sûr de le recommencer (aussi loin, aussi longtemps) mais nous conservons l’idée de faire (comme nous le faisons régulièrement) une journée de jeûne (mais en privilégiant peut être le jeûne sec) par semaine. Frédérique et Frédéric de Argeles sur mer
1 Commentaire
Marco
9/27/2025 15:59:42
D'après Albert Mosseri, le demi jeûne c'est plus important que le jeune et on continue a éliminer.
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