Qu’est-ce qui se passe pendant une cure de jeûne ?

« La maîtrise de la répartition de l’énergie et du travail que l’organisme doit effectuer appartient à la direction subconsciente de l’organisme. Le candidat jeûneur assiste donc, en témoin, à ce qui se passe en lui, indépendamment de sa volonté consciente. » (Désiré Mérien)

Lorsque le sommeil devient médiocre ou difficile c’est que l’élimination toxinique s’accentue. Il est important de différencier la détoxination de l’élimination. Lorsque nos cellules se débarrassent des déchets accumulés, ces toxines se remettent en circulation dans le corps et nous perturbent. L’élimination de ces toxines peut être ralenti pour différentes raisons : émonctoires surchargés ou paresseux, trop peu de vitalité etc. C’est là, qu’intervient votre accompagnateur (trice) pour mettre en place soit le jeûne hydrique si vous étiez en jeûne sec, soit un peu d’eau de mer, si vous ne voulez pas couper votre jeûne ou tout simplement de passer en demi-jeûne qui lui vous aidera à reprendre de la vitalité et vous permettra d’accentuer les éliminations. Celles-ci sont parfois plus impressionnantes encore que pendant le jeûne.

Quelques indications données par Désiré Mérien

« Une vision trouble correspond à une réduction de l’activité de la fonction sensorielle qui est elle-même incluse dans la fonction relationnelle. Cela veut dire que l’organisme retire de l’énergie de cette fonction pour l’attribuer au travail d’élimination. Les petits maux de tête indiquent qu’une élimination relais s’est instaurée au niveau de la tête. C’est une bonne chose et qui doit être comprise et acceptée positivement. En général les crises relais, surtout si elles sont douloureuses, ne durent guère plus que quelques heures : leur fin indique que l’organisme vient de franchir un nouveau pas vers sa régénération. 

L’urine foncée = accentuation de l’élimination rénale. Les forces qui continuent de diminuer

confirment la projection de l’énergie vers l’intérieur de l’organisme pour favoriser l’élimination toxinique..

Mains et pieds froids : ceci indique aussi un retrait de l’énergie qui était précédemment affectée à l’activité de la fonction relationnelle. Cette énergie est maintenant distribuée à l’intérieur de l’organisme pour y favoriser le travail d’élimination toximique.

Il est souhaitable de réchauffer les extrémités par des lainages, gants et chaussettes , ou source de chaleur, bouillotte ou lampe à infrarouge. Il est déconseillé de faire des activités physiques intenses pour les réchauffer. En effet cela reviendrait à contraindre l’organisme à redistribuer de l’énergie vers l’extérieur au niveau de la fonction relationnelle. Or ceci est en opposition avec le désir du corps d’utiliser son énergie à l’intérieur de l’organisme pour favoriser l’élimination.

Le mal aux reins indique qu’il s’est produit un autre relais de désintoxication à ce niveau. Le rôle des crises est de rénover l’organisme. Un travail significatif, important, se déroule au niveau des reins, phénomène fréquent au cours des activités de désintoxication. Les reins sont des organes d’excrétion, souvent altérés, qui réagissent pour se régénérer en cours de phases de désintoxication.

Dans le déroulement du jeûne, lorsque l’élimination s’accentue , la pulsation s’amplifie (pouls) tandis que la perte de poids est relativement importante. Au contraire, l’apparition d’un palier signifie un ralentissement de l’élimination et cela s’accompagne généralement d’une diminution de la pulsation.

Au cours du jeûne, les phases de travail de nettoyage intensif succèdent à celles de travail modéré : comme si le subconscient était sage de ne pas imposer à l’organisme un travail constant, et parfois douloureux, qui serait au dessus de ses possibilités.

Dès lors que l’on donne la « paroles » à la volonté subconsciente pour diriger le nettoyage de l’organisme, celle-ci agit pour le mieux en faveur des intérêts réels et profonds du corps.

La température de l’air respiré doit se situer entre 16 et 18°. A ce niveau l’élimination pulmonaire est maximale.

Il faut noter que les malades , qui ont donc un retard d’élimination permanent , fuient les conditions de températures extrêmes. Au contraire, les bien portants supportent des écarts importants.

Lorsque l’haleine présente une odeur d’acétone caractéristique , celle ci provient d’une transformation inachevée des graisses en sucre. C’est un signe d’élimination.

Les forces et l’énergie reviennent quand une grande part de l’énergie qui était affectée à l’intérieur de l’organisme pour favoriser l’élimination des toxines, est redistribuée vers l’extérieur de l’organisme et la vie relationnelle. Ceci est possible parce qu’une grande part de l’élimination a déjà été effectuée au cours des régimes préparatoires de désintoxication… En fait ce qui « guérit » c’est la désintoxication cellulaire, puisqu’elle réduit la toxémie. Et cette désintoxication s’effectue considérablement au cours des régimes de désintoxication préalables, ce qui explique au passage, le pouvoir accordé aux cures de jus notamment de raisin.» (Désiré Mérien)

« Le pouls en jeûne doit se situer entre 40 et 70 battements/minute. En dessous de 40 c’est encore meilleur, mais c’est rare. Par contre, une pulsation supérieure à 70 indique qu’un travail important s’effectue dans l’organisme. Réduire les déplacements, les lectures, les expositions au chaud et au froid, bref éviter de perdre de l’énergie inutilement. Se reposer au lit.

Un rythme cardiaque lent est un gage de longue vie.

La langue :L’état de la langue en cours de jeûne est riche d’enseignement. Une langue chargée est significative d’une élimination toxinique intense.

A la sortie du jeûne la langue deviendra propre si l’expérience est poussée à son terme. Sinon on en conclura que le corps n’a pas fini de se purifier et qu’il faudra poursuivre ce travail ultérieurement. La langue est en quelques sorte le miroir de l’activité d’élimination toxinique qui existe à l’intérieur de l’organisme. »

Une chose importante à garder en mémoire, c’est que si l’on jeûne de façon régulière notre corps continue son travail en reprenant là ou il s’était arrêté la dernière fois ( à condition de ne pas attendre 3 ans entre les jeûnes !).

« L’haleine : Une haleine fétide indique qu’une élimination toxinique importante se produit en passant par les voies respiratoires. Lorsque l’haleine redevient fraîche ; c’est que le travail d’élimination s’achève.

Crises d’élimination souvent observées pendant le jeûne :

Selon les antécédents sanitaires (problèmes de santé qui ont existé antérieurement dans la vie du candidat au jeûne) ; l’état de l’appareil circulatoire ; l’état d’infection ; l’état mental ; l’état de chaleur des mains et des pieds ; les migraines, les maux de gorge, de ventre ; la constipation ; les douleurs musculaires, les crampes etc. ; la fatigue, l’irritabilité ; le sommeil ; l’appétit etc. On peut observer diverses manifestations de la détoxination comme les maux de tête, de ventre, les nausées, les vertiges, la couleur de la langue qui varie, l’haleine qui change d’odeur, des douleurs musculaires ou osseuses etc.

Nous venons d’exposer quelques situations dont il faut tenir compte dans la préparation au jeûne. Il est évident que le jeûne doit être souhaité et bien préparé et ne pas être entrepris sans réflexion préalable.

Pendant le jeûne des variations:

  • du pouls

  • absence ou pas des selles : selles = bonne vitalité, sinon l’énergie disponible est distribué dans l’organisme la ou il y a besoin ;

  • de l’urine

  • de la langue

  • de l’haleine

  • du sommeil

  • des forces

    Conclusion : comprendre le jeûne et les périodes de désintoxication

  • la langue se charge, la bouche devient pâteuse

  • l’haleine devient forte

  • l’impression de faiblesse musculaire est ressentie, surtout au réveil

  • les sensations de faim, de tiraillement d’estomac, de ballonnements abdominaux, de gaz intestinaux surviennent parfois

  • le poids baisse plus ou moins vite

  • quelques maux de tête peuvent survenir ; parfois accompagnés de vertiges, surtout après un lever brusque. Se lever progressivement plutôt de côté que de face

  • les extrémités des membres peuvent se refroidir du fait du retrait de l’énergie de la périphérie de l’organisme au profit du travail de désintoxication interne qui s’accentue. Des bouillottes sont souvent utiles pour réchauffer mains et pieds

  • L’urine se charge, se colore ; peut sentir fort

  • l’absence de selles peut survenir rapidement ; il n’y a pas lieu de s’inquiéter. »

    Désiré Mérien

L’exposition au soleil est à éviter l’été, mais est bénéfique si elle est modérée aux période ou les UV sont moins forts au printemps et à l’automne. Nous avons la chance d’être dans une des régions les plus ensoleillées de France, l’hiver vous pourrez aussi prendre des bains de soleil sans risque et à l’abri du vent.

Exercice physique : l’exercice physique forcé est déconseillé pendant le jeûne ; les forces étant engagées dans le travail de rénovation interne au détriment passager des muscles volontaires. Néanmoins , l’équilibre intellectuel et psychologique, le repos de l’organisme sont parfois favorisés par une dépense d’énergie extérieure qui aide à la décontraction et au délassement. Nous avons la chance de bénéficier d’un parc avec de grands arbres, de lieux abrités du vent, de la piscine sur place, et de la plage à 3 km. Il est bon de se reposer au pieds d’un grand chêne, et d’aller marcher pieds nus sur la terre ou sur le sable.

Recommandations

Attention à la conduite des automobiles. Les réactions de l’organisme lors des crises d’élimination peuvent être imprévisibles ; il est donc recommandé de ne pas prendre le volant pendant les phases de grande élimination.

Le compte rendu que vous venez de lire relate le processus de jeûne que préconise Désiré Mérien et avec lequel je suis tout à fait en accord. J’y ai donc ajouter quelques notes personnelles.

Le jeûne doit être entrepris au moment judicieux, c’est à dire :

– Lorsqu’une grande partie des tensions ont été préalablement évacuées

– Quand le maximum de l’élimination toxinique a été atteint dans la préparation

– Lorsque le demi-jeûne a bien été respecté au repos total les premiers jours (3 jours pour un jeûne court, 6 jours minimum pour un jeûne plus long)

– Que la reprise alimentaire s’est bien faite par paliers

Les jeûneurs qui respectent cette manière de procéder obtiennent d’excellents résultats et profitent des bons effets du jeûne pendant plusieurs mois après la cure.

Hélène Prunier

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